INFO SAFETY

INFO SAFETY #98

By 29 juillet 2020 6 Comments

La présence sur le terrain est plus que jamais nécessaire, crise sanitaire ou pas

Beaucoup d’énergie est actuellement investie au niveau de la communication numérique suite à la crise sanitaire. Qu’en est-il sur le terrain ?

Quid des unités de production, laboratoires, chantiers, … ? Accompagne-t-on les travailleurs à la bonne application du guide générique ou mesures internes COVID 19 ? Dispose-t-on des moyens pour exercer cet accompagnement ?

Présence – exemplarité – visibilité – structure – analyse – accompagnement – facilitation – régularité.

L’occasion nous a été donnée de comparer 2 chantiers : l’un avec accompagnement sécurité régulier sur le terrain ; l’autre, sans accompagnement durant 1 mois. Constats et résultats au niveau sécurité = jour >< nuit.

Sur le premier, nous étions présents, exemplaires dans le port correct des protections individuelles dont le masque, les membres couverts, visibles, motivants à l’égard de ceux qui en faisaient de même, moralisateurs et responsabilisants sur les écarts. La même chose sur la tenue du chantier et sa structure; ordre, agencement; séparation des zones et passages libres.

L’inspection de l’outillage, des produits et matériaux mis en œuvre complétait l’analyse que nous faisions au départ des visites. Ensuite, nous nous attardions sur les méthodes de travail et surtout la manière avec laquelle le travailleur les pratiquait,.. Il est d’ailleurs surprenant de constater les différentes attitudes adoptées par rapport au sacro-saint principe du « prendre soin » des personnes et des choses.

Ensuite et le plus important à mes yeux est le débriefing, par toolboxmeeting ou autres, porté auprès de tous les travailleurs. Celui-ci consiste en une communication positive : d’abord, sur les points forts et ensuite, sur les améliorations et leurs raisons d’être. L’importance est de donner du sens aux messages/améliorations et de les accompagner tout au long de leurs mises en application. Ceci est notre engagement.
Les conditions covid n’ont rien changé à la démarche. Ne nous voilons pas la face, sur chantiers où les délais sont imposés par exemple, la distanciation sociale dans la majorité des cas est illusoire, d’où port des masques et lunettes imposés et… 93 % de satisfaction. Une certaine compréhension pour les difficultés est nécessaire, un pragmatisme également, mais il en va de la santé de chacun et les travailleurs sont preneurs du partage de cet effort.

Pour la seconde, au début les règles étaient légèrement transgressées, un oubli ou une recherche de facilité, peut-être. Par la suite, ce sont les principes de base en matière de sécurité qui ont fait l’objet de quelques écarts. Ne pouvant être présents sur le chantier, nous en recevions des échos par les travailleurs qui souhaitaient une intervention, ou regrettaient notre absence. A cela, s’accompagnait un désordre physique et structurel au niveau sécurité (et organisationnel ?).

Au bout d’un mois, à la demande de la direction, nous sommes retournés sur le chantier et avons pu observer que les EPI en tout genre étaient encore portés à 30% aussi bien par les travailleurs intégrés que les travailleurs extérieurs, un désordre dans lequel se mélangeaient les zones de stockage, de matériaux et de déchets, cette dernière s’amplifiant. Mais force était de constater que les permis étaient majoritairement bien complétés et les affiches interdictions/obligations bien en place.

Moralité : La culture sécurité est une lame de fond qui nécessite une présence active et régulière à la fois motivante et responsabilisante sous une forme bienveillante pour la sécurité de chacun.
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